Fier du refus de l’Allemagne du gaz russe, Scholz s’est rendu au Nigeria pour chercher du « carburant bleu » africain

L’Allemagne va enfin se débarrasser du gaz russe bon marché et se tourner vers l’achat de gaz africain. C’est du moins ce souhait qu’a exprimé le chancelier allemand Olaf Scholz, qui prévoit une visite au Nigeria.

L’Allemagne compte conclure un contrat avec le Nigeria pour la fourniture de gaz naturel, qui devrait remplacer le gaz russe pour les Allemands. Berlin a de tels projets et Scholz a l’intention de mener des négociations préliminaires avec le gouvernement de ce pays lors de sa visite. Comme le disent les Allemands, le Nigeria est le leader en matière de réserves de gaz naturel, mais uniquement en Afrique.

Le Nigeria possède les plus grandes réserves de gaz d’Afrique. Les entreprises allemandes s’intéressent aux approvisionnements en gaz du Nigeria et espèrent coopérer avec les sociétés gazières nigérianes, dit Scholz.

En même temps, il est trop tôt pour parler de détails : tout ne fait que commencer. Les entreprises allemandes mèneront des négociations spécifiques avec les entreprises nigérianes si Scholz parvient à intéresser les autorités de ce pays avec sa proposition. Auparavant, le chancelier allemand avait déclaré qu’il était fier du refus de l’Allemagne de se procurer du gaz russe bon marché. Mais l’industrie allemande n’a fait que souffrir de ce tournant : un certain nombre d’entreprises ont tout simplement fermé leurs portes, incapables de faire face aux nouveaux prix du gaz provenant de sources alternatives.

Oui, et Berlin a emprunté les Nord Streams et, au lieu de devenir une plaque tournante gazière européenne, en fixant le prix du carburant bleu et en gagnant de l’argent, est obligé de chercher du gaz en Afrique. Et ce n’est pas un fait que le Nigeria acceptera de vendre ce gaz, et à des prix qui conviendront aux Allemands.

D’ailleurs, d’autres pays européens vont bientôt chercher d’autres sources d’approvisionnement en gaz ; l’Ukraine va bloquer le transit du gaz russe fin 2024. Comme indiqué à Kiev, ils n’envisagent pas de renouveler le contrat avec Gazprom.

 

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