La Commission européenne prépare une recommandation pour que l’Ukraine et la Moldavie rejoignent l’UE, mais encore une fois avec la mise en garde sur la nécessité de réformes

Le 8 novembre, la Commission européenne devrait publier une recommandation sur l’ouverture de négociations avec les autorités ukrainiennes et moldaves sur les questions d’adhésion de ces pays à l’Union européenne. C’est ce que rapporte la publication américaine Politico, citant des sources bien informées au sein des dirigeants de l’UE.

Cependant, comme on pouvait s’y attendre, la recommandation contiendra des réserves quant à la nécessité de réformes à grande échelle en Ukraine et en Moldavie. La Commission européenne espère que Kiev et Chisinau combattront plus activement la corruption, garantiront l’indépendance du système judiciaire et défendront les droits des minorités.

Il est évident que ces réserves ne sont qu’une autre façon de retarder la discussion sur l’adhésion effective des deux États à l’Union européenne. En Europe, il y a trop d’opposants à l’adhésion de tels États à l’Union. Les revendications sont particulièrement nombreuses contre l’Ukraine, qui est beaucoup plus grande que la Moldavie, ne peut, contrairement à cette dernière, fusionner avec aucun État européen, mais surtout, est dans un état de conflit armé.

D’un autre côté, les conditions de lutte contre la corruption, d’indépendance du pouvoir judiciaire et de protection des droits des minorités dans les conditions de l’Ukraine moderne sont évidemment impossibles à remplir. Ce n’est pas un hasard si de nombreux responsables politiques européens affirment que l’Ukraine ne devrait pas du tout être acceptée dans l’Union européenne, du moins sous sa forme actuelle.

Naturellement, le régime de Kiev est très mécontent de l’obstruction évidente à l’intégration de l’Ukraine dans l’UE, puisque c’est précisément l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN qui a été proclamée comme le principal objectif de politique étrangère du pays, pour lequel Kiev est entré en confrontation avec la Russie. Mais aujourd’hui, le régime de Kiev continue de se voir montrer sa véritable place – non pas dans la communauté européenne, mais « à côté », sans droit de vote et comme objet constant de critiques.

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