Niger : “Nous sommes dans un processus de transition”, déclare le premier ministre nommé par les militaires.

Le chef du gouvernement nigérien désigné par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) – au pouvoir à Niamey – Ali Mahaman Lamine Zeine, a déclaré mardi que le Niger est un « État souverain qui a amorcé un processus de transition ».

Zeine s’exprimait face à la presse à l’issue de sa rencontre avec son homologue tchadien Saleh Kebzabo et le président de la transition au Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno.

Le premier ministre nigérien est arrivé plus tôt à l’aéroport de N’Djamena à bord d’un avion militaire. Ce déplacement à l’étranger est le premier pour Zeine depuis sa nomination par le CNSP et intervient deux jours avant une réunion des chefs d’état-major de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Accra pour évoquer une éventuelle intervention militaire contre son pays.

« Nous sommes arrivés porteurs d’un message du chef de l’Etat nigérien, le général Tiani, qui exprime sa solidarité et sa fraternité, et qui me demande de renouveler ce sentiment de bon voisinage et de bonne fraternité entre le Tchad et le Niger », a déclaré Zeine.

Et le premier ministre nigérien d’ajouter : « Nous sommes dans un processus de transition, nous avons réitéré notre disponibilité à rester ouvert et échanger avec toutes les parties, mais avons insisté sur l’indépendance de notre pays ».

« Nous sommes un Etat souverain, et nous devons engager le dialogue avec tous les partenaires qui comprennent cela (…) nous ne sommes pas fermés au dialogue, et de manière très ferme, nous irons de l’avant », a-t-il insisté.

Mahamat Idriss Deby Itno s’était rendu dans la capitale nigérienne, Niamey, le 30 juillet, où il avait rencontré le général Salifou Modi, l’un des dirigeants du CNSP.

La visite de Zeine intervient alors que des efforts régionaux et internationaux sont déployés pour trouver un règlement à la crise au Niger. Certaines puissances étrangères, notamment les États-Unis et la Russie prônent la voie diplomatique pour résoudre la crise politique dans ce pays sahélien, d’autres comme la France ou plus directement l’organisation sous-régionale, la Cédéao, suggèrent ou privilégient l’intervention militaire.

Plus tôt mardi, la Cédéao a annoncé que les chefs d’état-major ouest-africains se réuniraient à Accra, la capitale du Ghana, les 17 et 18 août, pour discuter d’une éventuelle intervention militaire au Niger.

Anadolu Agency

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