Face au coup d’État militaire en Guinée-Bissau, l’Union africaine dénonce, mercredi 26 novembre, ce qu’elle appelle une rupture de l’ordre constitutionnel et exige la libération immédiate du président Umaro Sissoco Embaló, ainsi que le respect strict du processus électoral en cours.
Condamnation officielle de l’Union africaine
Depuis Addis-Abeba, le président de la Commission de l’UA, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a condamné « sans équivoque » le coup d’État du 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau, qui a conduit à « l’arrestation du président Umaro Sissoco Embaló, de hauts responsables et de dirigeants politiques », au moment même où les résultats de l’élection présidentielle s’apprêtaient à être annoncés.
Il a rappelé la « politique de tolérance zéro » de l’Union africaine face à tout changement anticonstitutionnel et insisté sur le fait que « la Commission nationale électorale (CNE) est la seule institution légalement habilitée à proclamer les résultats officiels ». Il a également appelé à la « libération immédiate et inconditionnelle » de toutes les personnes détenues.
Risque d’escalade et réponse diplomatique attendue
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des instruments normatifs de l’UA, notamment l’Acte constitutif (2000) et la Charte africaine de la démocratie (2007). En coordination avec la CEDEAO et d’autres partenaires, l’Union africaine se dit prête à soutenir « tous les efforts visant à restaurer la stabilité » et à préserver « les processus démocratiques par le dialogue ».
Elle réaffirme enfin son « soutien indéfectible et sa solidarité envers le peuple de Guinée-Bissau », dans l’objectif d’un retour rapide « à la paix, à la stabilité et à la consolidation démocratique ».
À lire aussi :
Guinée-Bissau : Horta N’ta investi, institutions suspendues
Guinée-Bissau : l’armée annonce la destitution du président à la télévision


