Le général Horta N’ta a été investi Président de transition de la Guinée-Bissau, selon des informations relayées ce jeudi par la TGB Televisão da Guiné-Bissau.
Suspension des institutions et prise de contrôle militaire
Le 27 novembre, une cérémonie s’est tenue à l’état-major général des Forces armées guinéennes, au lendemain de la prise de pouvoir revendiquée par un « Haut Commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité et de l’ordre public ».
Des soldats ont auparavant pris la parole à la télévision d’État pour annoncer la destitution d’Umaro Sissoco Embaló et la suspension des institutions. Le processus électoral a été interrompu, les médias ont été réduits au silence et les frontières fermées, tandis que des tirs étaient signalés près du palais présidentiel.
Contestation de Fernando Dias et crise de légitimité
Fernando Dias, principal opposant, conteste la version militaire et accuse Embaló d’avoir « inventé » un coup d’État pour empêcher la CNE de proclamer une défaite électorale. « Il n’y a pas de coup d’État en Guinée-Bissau. Le président a inventé ce coup d’État parce qu’il s’est rendu compte qu’il n’a pas les moyens de gagner les élections », a-t-il déclaré.
Il affirme avoir échappé à une tentative d’arrestation et appelle l’Union africaine, la CEDEAO et la CPLP à intervenir. Dans un pays marqué par une instabilité politique récurrente, la priorité pourrait désormais être la mise en place d’un gouvernement intérimaire et la clarification du calendrier électoral, sous surveillance régionale et internationale.
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