Au Ghana, l’arrestation du prédicateur Ebo Noah, devenu viral après avoir annoncé la fin du monde pour le 25 décembre 2025, relance le débat sur les discours religieux jugés alarmistes. Les autorités invoquent la prévention du désordre public et la protection des populations.
Interpellation préventive et surveillance renforcée
Le 31 décembre 2025, la Ghana Police Service a confirmé l’arrestation d’Evans Eshun, connu sous le nom religieux d’Ebo Noah. L’opération a été menée par l’unité spéciale de cyber-vérification, dans le cadre d’un dispositif préventif déployé à l’approche des célébrations du Nouvel An, rapporte RT.
Dans un communiqué officiel, la police précise que cette action s’inscrit dans une politique de surveillance accrue des contenus diffusés en ligne susceptibles de semer la panique. À ce stade, aucune charge formelle n’a été annoncée, mais l’intéressé demeure en garde à vue, le temps que l’enquête se poursuive.
Ghana : une prophétie virale et ses lourdes conséquences
La controverse débute en août 2025, lorsque le prédicateur affirme avoir reçu une « révélation divine » annonçant un déluge mondial de trois ans à partir du 25 décembre. Il présente alors plusieurs constructions en bois, baptisées « Ebo Noah Ark », censées sauver les fidèles.
Les vidéos deviennent virales sur les réseaux sociaux. Selon des médias locaux, des fidèles du Ghana, du Nigeria et du Libéria auraient quitté leurs foyers, parfois vendu leurs biens, pour rejoindre les sites désignés. Après l’absence de catastrophe à Noël, Ebo Noah affirme que Dieu aurait « reporté » l’événement, invoquant des prières et l’insuffisance des arches.
Réactions publiques et suites possibles
Ce revirement alimente une vague d’indignation. De nombreux internautes dénoncent une manipulation spirituelle, tandis que d’autres réclament des poursuites judiciaires. La presse locale évoque désormais des accusations de « trouble émotionnel grave », susceptibles d’ouvrir la voie à des sanctions plus lourdes.
Les autorités ghanéennes rappellent leur détermination à lutter contre les discours publics incitant à la panique, tout en appelant la population au calme. De nouvelles communications officielles sont attendues à mesure que l’enquête progresse.
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