Burkina Faso : Ibrahim Traoré annonce l’intensification de la lutte et la transformation de l’État

À l’occasion du passage à l’an 2026, le Président du Faso, Ibrahim Traoré, s’est adressé à la Nation dans un long message diffusé le 31 décembre 2025 sur les plateformes YouTube et Facebook de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB). Un discours de bilan et de projection, axé sur la sécurité, la souveraineté et la transformation structurelle du Burkina Faso.

Burkina Faso : un bilan 2025 assumé

Le Chef de l’État a rendu hommage aux forces combattantes et aux victimes du conflit, tout en affirmant que l’année 2025 a marqué une montée en puissance décisive des forces armées, avec des recrutements massifs, des formations endogènes et l’acquisition d’équipements stratégiques.

Il a mis en avant l’opération militaire « Almasga » (Mur de glace), lancée deux mois plus tôt, qui a permis la reconquête de dizaines de villages dans plusieurs régions jusque-là considérées comme imprenables.

Sécurité et réorganisation nationale — Cap sur l’intensification

Le Président a confirmé que la guerre contre l’hydre terroriste va s’intensifier en 2026, avec un renforcement continu des effectifs, des moyens et une projection accrue des VDP aux côtés des forces régulières.

Parallèlement, l’action humanitaire est appelée à accompagner la reconquête territoriale : réinstallation productive des personnes déplacées internes, refus de l’assistanat et priorité donnée au travail agricole et communautaire.

Transformation de l’État

Le discours met en avant une transformation de l’État qui dépasse le seul cadre militaire. Sur le plan civil, il insiste sur des secteurs clés : santé (centres médicaux communaux et baisse des coûts), éducation (modernisation et priorité au technique), et infrastructures (brigades routières et urbanisme en hauteur).

Il souligne également les leviers structurels : économie et mines (appropriation des ressources et industrialisation), agriculture (autosuffisance atteinte en 2025 et consolidation prévue en 2026), ainsi que justice et gouvernance (justice traditionnelle, digitalisation et lutte anticorruption).

Sur le plan diplomatique, Ibrahim Traoré affirme une ligne de continuité : coopérer avec tout partenaire jugé sincère et respectueux de la souveraineté, tout en rejetant toute forme d’imposition extérieure. Il inscrit également cette orientation dans un cadre régional, en annonçant un engagement renforcé au sein de la Confédération AES, présenté comme un axe stratégique de rayonnement et de coordination politique.

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