La dirigeante intérimaire du Venezuela, Delcy Rodríguez, a limogé le général responsable de la garde présidentielle après l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’une opération américaine à Caracas. Cette décision marque un tournant sécuritaire et politique majeur, sur fond de fortes pressions exercées par Washington.
Limogeage après un échec sécuritaire
Javier Marcano Tábata, chef de la garde d’honneur présidentielle, a été démis de ses fonctions mercredi, quelques jours après la capture de Maduro lors d’un raid américain nocturne, le 3 janvier 2026, à Caracas.
Il s’agit du premier remaniement majeur décidé par Delcy Rodríguez depuis sa prise de fonction intérimaire, selon le New York Post.
Le ministère vénézuélien de l’Intérieur a indiqué mercredi que l’intervention des États-Unis au Venezuela avait fait environ 100 morts. De son côté, l’armée vénézuélienne affirme que 23 membres de la garde, dont cinq généraux, ont été tués.
Répression et continuité du pouvoir
Le général Marcano Tábata dirigeait également la DGCIM, accusée par les Nations Unies d’arrestations arbitraires, de tortures et de violences sexuelles depuis 2013.
Son limogeage ne s’accompagne toutefois pas d’une rupture institutionnelle. Delcy Rodríguez a nommé Gustavo González López pour lui succéder, ancien responsable du SEBIN, l’agence de renseignement qui contrôle la prison d’El Helicoide, à Caracas.
Ce changement à la tête de l’appareil sécuritaire s’inscrit dans une logique de continuité institutionnelle, sans indication, à ce stade, d’une réorientation de la politique sécuritaire du pouvoir vénézuélien.
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