Le Burkina Faso a connu, lundi soir, un remaniement ministériel marqué par des départs, des entrées et plusieurs fusions de départements. Le nouveau gouvernement passe de 24 à 22 ministères, dans une logique de rationalisation et de réorganisation administrative.
Remanier
Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé lundi soir à un remaniement ministériel, réduisant le nombre de départements à 22 ministères, contre 24 dans l’équipe précédente.
Selon le décret gouvernemental rapporté par Agence d’Information du Burkina (AIB), ce remaniement enregistre quatre départs et deux entrées au sein du gouvernement.
Deux nouvelles figures prennent des portefeuilles stratégiques : Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara au ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, et Moumouni Zoungrana à la tête de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique.
Fusionner
Pour réduire le nombre de ministères, plusieurs fusions ont été actées. Le ministère des Infrastructures et du Désenclavement est fusionné avec celui de l’Habitat et de l’Urbanisme, donnant naissance au ministère de la Construction de la Patrie.
Autre fusion majeure : le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques est désormais associé à celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, pour former un ministère élargi intitulé ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques.
Le remaniement inclut également un changement de dénomination de certains départements, illustrant une volonté de repositionnement politique et administratif. Le gouvernement compte désormais cinq femmes.
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