Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans la gestion durable de son secteur minier avec la validation d’un plan d’action triennal consacré à la réhabilitation et à la fermeture des sites miniers. Ce document vise à clarifier les responsabilités et à renforcer l’efficacité des interventions prévues pour la période 2026–2028.
Validation d’un cadre opérationnel
Le 29 décembre 2025, le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières a organisé un atelier national de validation du plan d’action sur la réhabilitation des sites miniers au Burkina Faso. La rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur minier et environnemental.
Selon le directeur de cabinet du ministère, Salif Boussim, malgré l’existence d’outils juridiques, des difficultés persistent dans la gestion environnementale et sociale du secteur, notamment en matière de réhabilitation et de fermeture des sites miniers, rapporte Mines Actu Burkina.
Le plan d’action validé se veut un outil de planification destiné à encadrer les interventions des acteurs impliqués à travers un cadre opérationnel clair, afin d’en garantir l’efficacité et l’appropriation par l’ensemble des parties prenantes.
Objectifs et priorités définis
Durant l’atelier, les participants ont examiné les actions à entreprendre au cours des trois prochaines années, défini les rôles et responsabilités des différents acteurs, et proposé une feuille de route pour la mise en œuvre du programme.
Le directeur général des Mines et de la Géologie, Aristide Belemsobgo, a précisé que le plan couvre la période 2026–2028 et repose sur deux objectifs stratégiques majeurs : le renforcement du cadre réglementaire et le développement des capacités techniques.
Sur le plan réglementaire, il a indiqué que la révision du code minier permettra l’adoption de textes visant une application plus rigoureuse des obligations de réhabilitation au niveau des exploitations minières, selon la même source.
Renforcement des capacités et suivi
Concernant le renforcement des capacités, Aristide Belemsobgo a souligné que la réhabilitation minière demeure une pratique encore peu expérimentée de manière formelle au Burkina Faso. Le plan prévoit ainsi la formation des cadres des ministères en charge des Mines et de l’Environnement.
L’objectif est de permettre une meilleure validation des plans de réhabilitation et un suivi plus efficace de leur mise en œuvre sur le terrain, conformément aux réalités environnementales et sociales.
La question de la réhabilitation des sites miniers avait déjà été abordée lors de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), dont l’une des recommandations portait sur l’adoption d’un plan structuré intégrant les urgences et les priorités du secteur.
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