Face aux événements en Guinée-Bissau, le Cap-Vert dénonce fermement toute prise de pouvoir par la force et appelle au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel, dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires.
Coup de force et condamnation officielle
Le gouvernement du Cap-Vert a condamné « toute prise de pouvoir par la force », après l’annonce, par des militaires en Guinée-Bissau, de la destitution du président Umaro Sissoco Embaló et de la fermeture des institutions du pays « jusqu’à nouvel ordre ».
Dans un communiqué relayé par DW, ce 27 novembre 2025, Praia a exhorté les parties impliquées à « s’abstenir de tout acte de violence et d’intimidation » et a réaffirmé son attachement à un État de droit démocratique. Les militaires ont également annoncé la suspension des médias et l’arrêt immédiat du processus électoral, après un échange de tirs d’environ trente minutes dans la capitale, Bissau.
Risque d’escalade régionale
Ces événements surviennent après les élections générales de dimanche, dont les résultats devaient être proclamés jeudi. Le candidat de l’opposition, Fernando Dias, a revendiqué une victoire dès le premier tour. Les militaires affirment avoir agi face à un supposé « plan de déstabilisation » impliquant des acteurs politiques et des réseaux criminels, ainsi qu’une tentative de manipulation des résultats.
La situation pourrait provoquer de fortes réactions régionales, notamment de la CEDEAO et de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), et accroître la pression diplomatique en faveur d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
À lire aussi :
Guinée-Bissau : l’armée annonce la destitution du président à la télévision
Madagascar : ministres sous ultimatum, 60 jours pour prouver leur efficacité


