Une annonce du Kremlin relance les spéculations sur une nouvelle architecture diplomatique autour de Gaza, portée par le président américain Donald Trump. Washington n’a pas confirmé officiellement, mais Moscou dit analyser l’offre, tandis que le Kazakhstan affirme avoir déjà accepté d’en faire partie.
Invitation confirmée par Moscou
Le Kremlin a déclaré lundi que le président russe Vladimir Poutine avait été invité par le président américain Donald Trump à rejoindre le « Board of Peace » (Conseil de paix), une initiative présentée comme un mécanisme politique destiné à accompagner un plan américain autour de Gaza.
Selon Moscou, la Russie étudie actuellement cette proposition et espère des contacts avec Washington afin de clarifier la portée exacte de cette invitation et les conditions d’une éventuelle participation.
Cette annonce intervient après des informations relayées par le média kazakh Tengri et reprises par The Jerusalem Post, selon lesquelles Trump aurait également invité le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, à intégrer ce conseil.
Le Kazakhstan accepte, Washington reste flou
D’après le porte-parole de la présidence kazakhe, Ruslan Zheldibay, Kassym-Jomart Tokaïev ferait partie des premiers dirigeants à avoir reçu une invitation officielle. Le Kazakhstan affirme que son président a envoyé une lettre à Donald Trump pour exprimer sa gratitude et confirmer son accord de principe pour rejoindre cette nouvelle structure.
Toujours selon la présidence kazakhe, le chef de l’État a réaffirmé la volonté du Kazakhstan d’apporter sa propre contribution à l’instauration d’une paix durable au Moyen-Orient, au renforcement de la confiance entre États et à la stabilité mondiale.
Cependant, la Maison-Blanche n’a cité ni Poutine ni Tokaïev parmi les membres confirmés de cet organe.
Un dispositif politique plus large autour de Gaza
Le « Board of Peace » s’inscrit dans une stratégie plus large présentée comme la vision de Donald Trump pour la stabilisation de Gaza. D’après les informations rapportées, plusieurs structures complémentaires et des conseillers devraient être mobilisés pour exécuter cette feuille de route, qui vise à soutenir la reconstruction, la stabilité et une normalisation politique progressive.
Trump avait déjà évoqué l’existence de ce conseil dès septembre 2025, à une période où un accord global semblait se rapprocher. Après le début de sa mise en œuvre le 13 octobre, l’ONU aurait également adopté une résolution soutenant un plan global américain présenté comme une feuille de route en 20 points pour mettre fin au conflit et organiser la phase post-guerre.
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