La République bolivarienne du Venezuela accuse Washington de vouloir porter atteinte à sa souveraineté aérienne, après un message du président des États-Unis qualifié d’« arbitraire » et de « colonialiste ».
La position officielle de Caracas
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yván Gil Pinto, a « condamné catégoriquement » les déclarations du président américain Donald Trump, qui a appelé les compagnies aériennes à considérer l’espace aérien au-dessus et autour du Venezuela comme fermé.

Diffusée le 29 novembre 2025 sur Telegram, la réaction de Caracas décrit cette position comme une « menace colonialiste » et une « agression extravagante, illégale et injustifiée », susceptible de compromettre l’intégrité territoriale, la sécurité aéronautique et l’autorité souveraine du pays.

Le communiqué estime que ces propos constituent une violation du droit international et une menace explicite d’usage de la force, proscrite par l’article 2(4) de la Charte des Nations unies.
Caracas affirme également que cette prise de position s’inscrit dans une politique d’ingérence historique des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Le gouvernement rappelle que la souveraineté de l’espace aérien vénézuélien est garantie par la Convention de Chicago de 1944 et par les normes de l’OACI.
Tensions régionales et perspectives
Le gouvernement dénonce en outre la suspension unilatérale par Washington des vols de rapatriement du programme « Retour à la Patrie », un dispositif ayant permis le retour de 13 956 migrants. Cette décision est interprétée par Caracas comme une pression politique supplémentaire.
Face à cette situation, le Venezuela appelle la communauté internationale, l’ONU et les gouvernements souverains à rejeter une « menace immorale » contre la stabilité régionale. Caracas réaffirme qu’il défendra son espace aérien « avec dignité et légalité », estimant que toute tentative d’ingérence met en péril la paix continentale.
Le gouvernement souligne enfin qu’il continuera d’exercer pleinement sa souveraineté, en s’appuyant sur le droit international et sur l’héritage anti-impérialiste du Libérateur Simón Bolívar.
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