Venezuela : Caracas exige une preuve de vie de Nicolás Maduro après des frappes américaines

Le gouvernement du Venezuela affirme avoir été la cible d’une action militaire ayant touché plusieurs zones du pays. Les autorités déclarent ne disposer d’aucune information fiable sur la situation du chef de l’État et de son épouse et demandent officiellement aux États-Unis de fournir des garanties quant à leur sort.

Des frappes signalées dans plusieurs régions

Selon les autorités vénézuéliennes, des explosions ont été enregistrées dans la capitale ainsi que dans les États d’Aragua, de Miranda et de La Guaira. Le bilan humain évoqué par Caracas fait état de victimes civiles, sans que des chiffres précis n’aient été confirmés de manière indépendante à ce stade.

S’exprimant publiquement, la vice-présidente Delcy Rodríguez a qualifié ces événements d’« agression militaire » et en a imputé la responsabilité à Washington. Elle a indiqué que les autorités ignoraient où se trouvent actuellement le président de la République et la première dame.

Demande officielle adressée à Washington

Dans ce contexte, l’exécutif vénézuélien a formulé une requête formelle auprès de l’administration américaine, exigeant une preuve de vie du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. Caracas estime que l’absence d’informations claires constitue une violation grave de sa souveraineté et du droit international.

Les autorités affirment que les dispositifs de sécurité nationale ont été activés afin de préserver l’ordre public et de prévenir toute escalade supplémentaire.

Discours de souveraineté et référence historique

Lors de son intervention, la vice-présidente a inscrit la position officielle dans une continuité historique, évoquant la figure de Simón Bolívar comme symbole de l’indépendance nationale. Elle a déclaré que le Venezuela ne saurait accepter aucune forme d’ingérence extérieure dans ses affaires internes.

Face à la situation, le gouvernement appelle l’ensemble des forces politiques, sociales et citoyennes à faire preuve de cohésion. L’exécutif affirme que le pays demeure sous contrôle institutionnel, tout en qualifiant les faits dénoncés d’atteinte directe à la paix et à la stabilité nationales.

Réactions et condamnations à l’étranger

Sur le plan international, plusieurs organisations, dont le Réseau des intellectuels, artistes et mouvements sociaux en défense de l’humanité (REDH) et l’Answer Coalition, ont exprimé leur condamnation. Elles dénoncent une action contraire à la Charte des Nations unies et appellent à une mobilisation diplomatique pour éviter une aggravation du conflit.

Ces organisations estiment que toute intervention militaire visant un changement de gouvernement ou le contrôle de ressources stratégiques constitue une menace pour l’ordre international.

À ce stade, aucune confirmation indépendante n’a permis d’établir avec certitude l’ampleur exacte des frappes ni la situation précise des dirigeants vénézuéliens. Caracas maintient sa demande de clarifications immédiates auprès de l’administration du président Donald Trump, tandis que la communauté internationale suit l’évolution de la situation avec attention.

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