Dans une vidéo publiée le 3 janvier 2026 sur son canal YouTube, Jean-Luc Mélenchon dénonce l’intervention militaire américaine au Venezuela. Il accuse les puissances occidentales de céder à la loi du plus fort et alerte sur le risque d’une escalade régionale et internationale.
Dénonciation : une logique impériale assumée
Selon Jean-Luc Mélenchon, l’offensive américaine contre le Venezuela ne repose sur aucune légitimité morale ni juridique.
« Il n’y a pas de bon empire, il n’y a pas de bonnes invasions, il n’y en a que de mauvaises. »
Il estime que l’action de Washington s’inscrit dans une démonstration explicite de domination impériale, destinée à rappeler sa suprématie sur l’Amérique latine et l’Europe.
« À cette heure, il n’y a rien d’autre qu’une manifestation agressive de l’empire pour assurer sa domination. »
Responsabilité : la servilité comme déclencheur
Pour le leader politique français, cette guerre est rendue possible par la passivité des autres puissances, qui auraient toléré les premières attaques.
« La servilité ne produit rien d’autre qu’une extension du champ de la domination du plus fort. »
Il rappelle que des frappes antérieures, présentées comme des opérations contre le narcotrafic, ont ouvert la voie à une intervention militaire directe sur Caracas.
« Quand on ne dit pas non à la première attaque, alors on est obligé de subir les suivantes. »
Souveraineté : le droit des peuples bafoué
Jean-Luc Mélenchon rejette fermement l’idée que les États-Unis puissent organiser une transition politique au Venezuela.
« Depuis quand sont les États-Unis d’Amérique qui organisent des élections dans les pays voisins ? »
Il rappelle un principe fondamental du droit international : « Les problèmes et leurs solutions appartiennent au peuple qui, dans chaque pays, en est le seul maître. »
Il dénonce également une application sélective et intéressée du droit international, selon les rapports de force géopolitiques.
Alerte : une escalade régionale en cours
L’ancien candidat à la présidentielle française met en garde contre une extension des menaces américaines à d’autres pays de la région. « Maintenant, le voici qui menace le Mexique, la Colombie, le Brésil. »
Jean-Luc Mélenchon conclut par une défense ferme de la paix et du droit des peuples à résister à l’invasion. « La paix est une urgence. La paix est une méthode de gestion de la situation internationale. »
Tout en rappelant que la résistance est légitime en cas d’agression, il rejette la doctrine militariste dominante : « Si tu prépares la guerre, tu auras la guerre. »
Il appelle enfin à une mobilisation populaire internationale : « Vivent les peuples et leur souveraineté nationale. »
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