Washington étudie la possibilité d’une intervention limitée en Iran dans le contexte des manifestations en cours. Israël examine parallèlement si la destitution de Nicolás Maduro au Venezuela pourrait constituer un précédent rendant envisageable une action contre le régime iranien.
Intervention envisagée
D’après The Jerusalem Post, dans un article publié le 5 janvier 2026, les États-Unis évaluent des options d’intervention ciblée visant à soutenir le mouvement de protestation en Iran, sans recourir à une invasion militaire de grande ampleur.
Jusqu’à récemment, Washington et Tel-Aviv considéraient que les manifestations restaient insuffisantes pour provoquer un changement de régime, face au guide suprême iranien Ali Khamenei.
Toutefois, la destitution de Nicolás Maduro par les États-Unis au Venezuela aurait modifié ces calculs stratégiques, en démontrant qu’une action rapide et limitée pouvait influencer un régime sans occupation prolongée du territoire.
Rôle israélien assumé
Les services de renseignement israéliens, le Mossad, ont reconnu publiquement, sur le réseau X (ex-Twitter), avoir apporté une assistance directe à des manifestants iraniens sur le terrain.
Les autorités iraniennes affirment avoir interpellé l’un de ces agents, une accusation qui contribue à accentuer les tensions diplomatiques entre Téhéran et Tel-Aviv.
Déclarations politiques clés
Dans une tribune publiée par The Jerusalem Post, la ministre israélienne des Sciences et de la Technologie, Gila Gamliel, déclare : « Le monde doit reconnaître le peuple iranien comme la clé d’une stabilité régionale durable, et soutenir ses aspirations (…) non seulement par des paroles de sympathie, mais par des actions concrètes. »
Elle ajoute : « Les régimes fondés sur la peur finissent par s’effondrer. La question sera de savoir si le monde a aidé à préparer le terrain pour un avenir meilleur. »
Évolution de la doctrine israélienne
À la suite de l’intervention américaine au Venezuela, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion de sécurité exceptionnelle, signe d’une réévaluation stratégique en cours.
De son côté, l’ancien ministre de la Défense Benny Gantz a publiquement appelé Israël et les États-Unis à intervenir en Iran, afin de contraindre le régime à capituler ou à s’effondrer.
Calculs américains en mutation
En juin, Washington et Tel-Aviv privilégiaient encore une approche centrée sur le programme nucléaire iranien, excluant officiellement toute stratégie de changement de régime.
Mais la réaction jugée limitée de Téhéran, la poursuite des manifestations et l’action rapide menée par le président américain Donald Trump au Venezuela semblent avoir réouvert le débat interventionniste, selon The Jerusalem Post.
À ce stade, aucune décision finale n’a été annoncée, l’administration américaine évaluant encore les conséquences politiques et stratégiques de ses récentes actions.
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