Du 24 au 29 août 2026, 45 représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger se réuniront à Niamey pour lancer les sessions confédérales des Parlements de l’AES. Cette rencontre doit donner un nouveau socle institutionnel au rapprochement des trois pays sahéliens.
Le Parlement de l’AES prend forme
La capitale nigérienne accueillera, du 24 au 29 août 2026, la première session confédérale des Parlements de l’Alliance des États du Sahel. L’événement a été confirmé par l’Agence nigérienne de presse.
La rencontre a été convoquée par le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de la Confédération de l’AES. Elle s’appuie sur le traité fondateur signé à Niamey le 6 juillet 2024 et sur un protocole additionnel approuvé à Bamako en décembre 2025.
Les deux premières journées, les 24 et 25 août, seront consacrées à l’installation des représentants. Du 26 au 29 août, les participants devront examiner le règlement intérieur et plusieurs dossiers présentant un intérêt commun pour la Confédération.
Quarante-cinq représentants réunis
Chaque pays a désigné 15 représentants issus de son organe législatif national. La nouvelle instance comprendra ainsi 45 membres provenant du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Le protocole additionnel précise que ces représentants pourront délibérer sur les questions touchant notamment à la défense, à la sécurité, à la diplomatie et au développement.
Ils pourront également examiner les sujets transmis par le Collège des chefs d’État et rendre des avis sur les grandes orientations de la Confédération, selon les informations publiées par l’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso.
Une nouvelle étape institutionnelle
Depuis sa création, l’AES a principalement construit son unité autour de la coopération militaire, diplomatique et économique. La session de Niamey marque une tentative d’élargir cette architecture à une dimension parlementaire.
Ce nouvel organe n’est toutefois pas encore comparable à un Parlement fédéral doté de pouvoirs législatifs étendus. Le protocole prévoit surtout un espace commun de délibération, de consultation et de coordination entre les trois institutions nationales.
Les sessions ordinaires doivent se tenir deux fois par an. Leur fonctionnement reposera sur une présidence tournante liée à celle de la Confédération.
Niamey, premier test politique
Avant cette rencontre, les responsables parlementaires des trois pays s’étaient réunis les 29 et 30 juin 2026 à Ouagadougou. Ils avaient adopté une feuille de route destinée à accélérer la mise en œuvre des sessions confédérales, comme l’ont rapporté Sidwaya et LeFaso.net.
La réunion de Niamey devra maintenant transformer ces textes en mécanismes concrets. Son premier défi sera de définir clairement les règles de fonctionnement, les procédures de décision et les relations avec le Collège des chefs d’État et le Conseil des ministres de l’AES.
Au-delà de la cérémonie inaugurale, la crédibilité de cette institution dépendra surtout de sa capacité à faire entendre les préoccupations des populations sahéliennes et à rendre ses travaux accessibles au public.
À lire aussi :
Le Nigeria confirme des frappes aériennes contre l’État islamique avec l’appui des États-Unis


