Cuba : le président accuse Washington de 66 ans d’attaques et annonce une posture de défense.

Le président cubain Miguel Díaz-Canel affirme que La Havane se prépare à défendre son territoire « jusqu’à la dernière goutte de sang ». Cette déclaration intervient dans un climat de tensions persistantes avec les États-Unis, sur fond de pression politique, économique et diplomatique.

Déclaration de rupture : La Havane affirme « ne pas attaquer »

Miguel Díaz-Canel a publié un message sur le réseau social X, le 11 janvier 2026, affirmant que Cuba n’est pas une menace, mais un pays qui subit, selon lui, des agressions depuis des décennies.

« Cuba n’attaque pas ; elle est attaquée par les États-Unis depuis 66 ans », a-t-il écrit, ajoutant que l’île se prépare à défendre sa patrie « jusqu’à la dernière goutte de sang ».

Cette formulation, très dure, marque une volonté de mobilisation nationale et de dissuasion politique, à un moment où le rapport de force avec Washington semble se durcir.

Accusation directe : La Havane dénonce l’ingérence américaine

Avant cette déclaration, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez avait déjà dénoncé ce qu’il présente comme des méthodes américaines fondées sur la pression et l’intervention indirecte.

Il a rappelé que Cuba, contrairement aux États-Unis, ne recourt pas à « des mercenaires, au chantage ou à l’intervention militaire » dans les affaires d’autres pays.

Pour les autorités cubaines, cette posture vise à rappeler une ligne diplomatique : Cuba se présente comme un État souverain, refusant les dynamiques de domination, notamment dans l’espace latino-américain.

Moment critique : pression accrue depuis le retour offensif de Trump

La sortie de Díaz-Canel s’inscrit dans un contexte international plus explosif, marqué par une diplomatie américaine jugée plus agressive depuis la reprise du pouvoir par Donald Trump.

Début janvier 2026, Washington aurait franchi un cap en menant une opération ayant abouti à la capture de Nicolás Maduro et à une offensive contre des points stratégiques au Venezuela. Ce tournant a ravivé dans la région la crainte d’une nouvelle phase d’interventions ou d’actions coercitives.

Dans la foulée, Donald Trump a multiplié les signaux de pression, affirmant que Cuba devait “faire un deal”, tout en annonçant la fin de tout soutien pétrolier vénézuélien à l’île — une mesure qui pourrait aggraver encore la crise énergétique et économique cubaine.

Doctrine d’intimidation : Groenland, Mexique, Iran… une posture mondiale

Au-delà de Cuba, les déclarations américaines ont ciblé plusieurs territoires et États, notamment le Groenland, le Mexique et d’autres dossiers géopolitiques sensibles.

Sur l’Iran, Trump a même évoqué une possible intervention si les autorités continuaient, selon lui, à attaquer des manifestants, dans un contexte de tensions internes et de durcissement sécuritaire.

Cette multiplication d’avertissements nourrit une lecture à La Havane : Cuba pourrait redevenir une cible privilégiée de la pression américaine — ce qui expliquerait le ton martial adopté par Díaz-Canel, visant autant la dissuasion que la mobilisation politique intérieure.

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