Interrogé sur le respect du droit international par son administration, Donald Trump affirme que seule sa « propre moralité » constitue une limite à son pouvoir. Des déclarations qui relancent le débat sur l’unilatéralisme américain, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques.
Revendiquer l’autonomie décisionnelle
Lors d’un entretien accordé au New York Times, mercredi soir, le président américain Donald Trump a été interrogé sur l’existence de limites à ses pouvoirs à l’échelle mondiale.
« Oui, il y a une chose : ma propre moralité, mon propre esprit. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. Je n’ai pas besoin du droit international », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je ne cherche pas à faire du mal aux gens. »
Au cours de l’interview, le président a également mis en avant ce qu’il considère comme le succès d’une frappe contre le programme nucléaire iranien, ainsi que la rapidité avec laquelle il aurait affaibli l’image publique du gouvernement vénézuélien.
Sous couvert de lutte contre le narcotrafic, l’administration Trump mène une politique étrangère controversée. Les États-Unis ont procédé à la capture de Nicolás Maduro et affichent leur intention de contrôler le pétrole vénézuélien, qui représenterait environ 17,5 % des réserves mondiales.
Washington n’exclut pas des actions contre la Colombie et a déjà mené des opérations meurtrières contre des navires présumés liés au trafic. Cette stratégie viserait également à freiner le rapprochement de l’Amérique latine avec la Chine, les BRICS et le Sud global, comme l’a souligné le média brésilien Brasil 247.
Redéfinir la souveraineté
Donald Trump a par ailleurs évoqué ses projets concernant le Groenland, refusant de trancher entre une éventuelle acquisition du territoire et la préservation de l’OTAN. Selon lui, la « propriété » d’un territoire offrirait un avantage « psychologique » décisif, supérieur à un traité ou à un bail.
Le président estime également que l’importance de la souveraineté et des frontières nationales est secondaire par rapport au rôle des États-Unis en tant que « protecteur de l’Occident ». Il a enfin rejeté l’idée que les présidents chinois Xi Jinping ou russe Vladimir Poutine puissent appliquer une logique similaire au détriment de Washington.


