États-Unis : Trump intensifie les opérations navales contre le Venezuela, Maduro parle de « piraterie ».

Les tensions entre Washington et Caracas s’intensifient après de nouvelles opérations navales américaines contre des navires vénézuéliens en eaux internationales. Le gouvernement de Nicolás Maduro dénonce des actes de piraterie, tandis que les États-Unis invoquent la lutte contre le narcotrafic.

Escalade militaire en haute mer

Les États-Unis ont mené une nouvelle attaque contre un bateau vénézuélien dans l’océan Pacifique, en dehors des eaux territoriales. L’opération a causé la mort d’une personne.
Selon les informations rapportées par le média portugais SIC Notícias, ces actions s’inscrivent dans une stratégie ordonnée par Donald Trump, visant des navires supposément liés au narcotrafic, sur la base d’éléments fournis par les services de renseignement américains.

Toujours selon SIC Notícias, plusieurs agences internationales et sources juridiques estiment toutefois que ce type d’intervention ne repose sur aucun fondement juridique clair au regard du droit international maritime, en particulier lorsqu’elles sont menées en eaux internationales.

Au cours des quatre derniers mois, la flotte américaine déployée dans l’est de l’océan Pacifique et dans la mer des Caraïbes aurait attaqué 29 embarcations, provoquant la mort de 105 personnes, selon des chiffres relayés par SIC Notícias à partir de sources internationales concordantes.

Blocus, pétrole et confrontation politique

Le dispositif militaire américain le plus important est actuellement stationné sur une base navale à Porto Rico, avec près de 15 000 militaires déployés dans la région.
Donald Trump a affirmé disposer de « la plus grande armada jamais constituée », évoquant même la possibilité d’opérations terrestres contre le Venezuela sous couvert de lutte antidrogue, selon des déclarations reprises par SIC Notícias.

Au-delà du narcotrafic, les enjeux sont également économiques et énergétiques. Les forces navales américaines ont récemment arraisonné un navire vénézuélien accusé de violer le blocus imposé par Washington en 2017. La semaine dernière, les États-Unis ont annoncé le blocage systématique de tous les pétroliers vénézuéliens circulant en eaux internationales.

Caracas rappelle que le pays reste l’un des principaux producteurs mondiaux de pétrole et que près de 80 % de son économie dépend des exportations d’hydrocarbures. Il s’agit du troisième pétrolier vénézuélien saisi par les forces américaines.

Accusation de piraterie et réponse législative

Le président Nicolás Maduro accuse ouvertement son homologue américain de « piraterie ». Cette qualification a trouvé un large écho dans les rues de Caracas, où le discours anti-américain se renforce, selon des témoignages recueillis par la presse internationale et rapportés par SIC Notícias.

Maduro a fait adopter une loi nationale interdisant l’arraisonnement de navires étrangers, qualifiant de pirates les auteurs de telles opérations.
Malgré la montée des tensions, la capitale vénézuélienne demeure dans un calme apparent : aucune ruée vers les carburants ni signes visibles de panique n’ont été observés, même si la pression politique et diplomatique continue de s’accumuler.

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