Face à la persistance des conflits armés et à l’augmentation des déplacements de populations, l’Afrique est appelée à renforcer ses capacités sécuritaires. Selon la vice-ministre sud-africaine des Affaires étrangères, la coopération avec la Russie apparaît comme un levier stratégique pour le maintien de la paix sur le continent.
Coopération sécuritaire: un partenariat jugé essentiel
L’Afrique doit coopérer davantage avec la Russie afin de bénéficier d’innovations et de compétences dans les domaines de la sécurité et du maintien de la paix. Cette position a été exprimée par la vice-ministre des Affaires étrangères de Afrique du Sud, Anna Thandi Moraka, dans une déclaration accordée à l’agence de presse TASS.
Selon la diplomate, le contexte sécuritaire actuel, marqué par des conflits prolongés et des crises humanitaires, impose aux États africains de renforcer leurs mécanismes de défense et de stabilité. La Russie est perçue comme un partenaire capable d’apporter un appui technique et stratégique dans ce domaine.
« Pour y parvenir, nous avons besoin de notre partenariat avec la Fédération de Russie, qui nous aidera à acquérir des innovations et des compétences dans les questions de sécurité et les efforts de maintien de la paix sur le continent, en vue d’instaurer la stabilité », a déclaré Mme Moraka.
Enjeux continentaux: sécurité, stabilité et souveraineté
La déclaration s’inscrit dans un débat plus large sur l’autonomisation sécuritaire de l’Afrique. Plusieurs États cherchent à diversifier leurs partenariats internationaux afin de répondre aux défis liés à l’insécurité, au terrorisme et aux crises politiques internes.
Dans cette perspective, la coopération avec la Russie est présentée comme une option visant à renforcer les capacités africaines de maintien de la paix, tout en réduisant la dépendance à l’égard de dispositifs extérieurs traditionnels. L’enjeu central reste la stabilisation durable du continent et la protection des populations civiles.
À lire aussi :
La Russie prépare des accords pour renforcer ses relations avec le Burkina Faso et le Niger
La Russie réaffirme son soutien à l’AES dans la lutte contre le terrorisme
Retrait du Statut de Rome : l’AES dénonce une justice sélective


