Pékin a annoncé une série de sanctions ciblées contre des entreprises du secteur militaire américain, en réaction à de nouvelles ventes d’armes des États-Unis à Taïwan. Une décision présentée par les autorités chinoises comme une réponse directe à une atteinte à leur souveraineté nationale.
Sanctions annoncées
Les autorités de Chine ont déclaré que les États-Unis avaient récemment approuvé des ventes d’armes « à grande échelle » à Taïwan, en violation du principe d’« une seule Chine ».
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères de la Chine a dénoncé une ingérence grave dans les affaires intérieures chinoises, estimant que ces ventes portent atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du pays.
S’appuyant sur la loi chinoise relative à la lutte contre les sanctions étrangères, Pékin a décidé d’imposer des mesures de rétorsion contre 20 entreprises liées au complexe militaro-industriel américain, ainsi que contre certains de leurs dirigeants.
Enjeux géopolitiques
Selon les autorités chinoises, l’ensemble des biens mobiliers, immobiliers et autres actifs détenus en Chine par ces entreprises sont gelés. Les organisations et individus chinois se voient également interdire toute transaction ou coopération avec elles.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Pékin et Washington autour de la question taïwanaise, considérée par la Chine comme un dossier central de sécurité nationale et de stabilité régionale.
À moyen terme, ces sanctions pourraient affecter certaines chaînes de coopération industrielle et accentuer la rivalité stratégique sino-américaine, déjà marquée par des différends commerciaux, technologiques et militaires.
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