Le gouvernement vénézuélien accuse Washington d’avoir mené une « agression militaire très grave » contre son territoire. Caracas évoque des frappes dans plusieurs régions, active l’état de commotion extérieure et saisit les instances internationales.
Accusation formelle de violation du droit international
La République bolivarienne du Venezuela affirme que des attaques ont visé des zones civiles et militaires à Caracas, ainsi que dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira, selon un communiqué officiel relayé par teleSUR.
Le gouvernement dénonce une « violation flagrante » de la Charte des Nations unies, notamment des principes de souveraineté, d’égalité entre États et d’interdiction du recours à la force, consacrés aux articles 1 et 2 du texte fondateur de l’ONU.
Ressources stratégiques au cœur des accusations
Caracas estime que l’objectif réel de cette opération serait l’appropriation de ses ressources stratégiques, en particulier le pétrole et les minerais.
« Ils tentent de briser par la force l’indépendance politique de la Nation. Ils n’y parviendront pas », affirme le communiqué officiel.
Le texte rappelle l’histoire de résistance du pays depuis 1811 et cite le président Cipriano Castro (1902) : « La plante insolente de l’étranger a profané le sol sacré de la Patrie. »
Mobilisation nationale et riposte diplomatique
Le président Nicolás Maduro a activé tous les plans de défense nationale et décrété l’état de commotion extérieure sur l’ensemble du territoire.
Les autorités annoncent la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU, du Secrétaire général de l’ONU, de la CELAC et du Mouvement des non-alignés, exigeant une condamnation officielle des États-Unis.
Déploiement militaire américain dans les Caraïbes
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions accrues, marqué par le déploiement militaire des États-Unis dans les Caraïbes et l’annonce d’un blocus naval contre le Venezuela par l’administration Trump le 16 décembre.
L’opération comprend des destroyers, un sous-marin nucléaire, le porte-avions USS Gerald R. Ford et plus de 4 000 militaires. Caracas considère ce dispositif comme une violation du droit international.
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